Labyrinthe mental histoire n° 1

 

Sujet 2 chez Mil et une :  source image : Internet

Le mot à insérer facultativement est : LOTERIE

 

 

 "Inapte , inadapté , surdoué , handicapé, autiste… "

Ce sont les noms qu’ils m’ont donné ces faiseurs de discours ces faiseurs d’embarras ces phraseurs d’idées.

Dans le labyrinthe de mon cerveau 5 petits bonshommes crapahutent à la recherche du pôle le plus aimanté celui où le langage n’est que respect; ce serait le langage universel : pas de mots, juste des sons, une musique qui berce, une attraction formidable pour la résolution instantanée des algorithmes et des théorèmes , le tout,  pour soi et dans la solitude. 

Les faiseurs d’embarras parlent expliquent analysent et veulent faire entrer chaque humain dans une case bien répertoriée , classement, nomenclature , genre, aptitude inaptitude culture savoir intelligence test, QI .

Dans ma tête le club des  5 a toujours refusé de me pousser vers bavardage et connaissance  que les faiseurs d’embarras appellent apprentissage social. Ils me poussent au contraire vers une communication linaire, solitaire.  Il y en a un qui dit : pouce je refuse, un autre qui indique la sortie du labyrinthe , le majeur est au centre de mes neurones , l’annulaire porte le Merveilleux , l’auriculaire entre en résonance avec mon oreille musicale .

Les 5 doigts de mon cerveau s’activent pour m’offrir un monde unique fait de symboles et de rose des vents de métronome de boussole de méridiens et de tropiques . Je peux perdre le nord, je ne suis jamais seul .

Je sais que je ne veux pas des mots,  ils sont barrière dans mon labyrinthe ouvert aux quatre vents .

À la loterie de la vie j’ai su très tôt ouvrir mon cerveau , ma boîte de conserve qui ne converse pas,  l’ouvrir pour y découvrir son potentiel immense pendant que tant d’autres ne savent ouvrir que leur gueule cette gueule qui déverse une foultitude de mots inutiles.

Je suis inadapté mais adaptable à qui m’entend et puis zut avec mon cerveau ouvert, je suis comme je suis et je suis si bien ainsi.

Jamadrou © « L’autre monde » 2019