P 133 Le vieux

L homme des etoiles

Il a l'air serein, paisible , le vieux dort

Le vieux à l’air malade
Le vieux est-il  mort?


Il a mis son beau costume
Sa cravate son beau chapeau
Et puis il s’est assis dans son fauteuil bien vieux


Et il a attendu
La nuit étoilée
Le noir du soir


Il a vu des ballons couleur automne
Il a vu des étoiles brillantes et légères 
Il savait que le moment était arrivé
Lâcher prise avec la vie
Se donner le droit et le plaisir d’être libéré


Comme un papillon 
Léger il s’est envolé
Il savait où se poser



Il va aller sur la grosse bille ambrée il sait que c’est là qu’Agathe l’attend depuis si longtemps.

 

( Je pense aux hommes volants de Folon, début de la vidéo : ici jusqu'à 23
 

 

Commentaires (16)

kastor
  • 1. kastor | 25/01/2019
émouvant.

j'aimais beaucoup les hommes volants de Folon, merci pour le rappel.
jamadrou
merci à vous kastor d'avoir pu voler jusqu'ici
Josette
il est bien heureux ce "vieux" de s'envoler pour rejoindre Agathe
un beau souvenir quand il y avait une minute poétique sur les écrans grâce à Folon
jamadrou
il est tranquille il compte les billes
jill bill
Tout doucement, sans faire de bruit, endimanché, il sait où retrouver son Agathe, sur la plus belle des billes ,-)
jamadrou
Oui il en est certain
ABC
il a accompli son temps, il part retrouver celle qui l'attend pour l'infini...
jamadrou
oui c'est ainsi la vie
adamante
Un départ vers les étoiles, silencieux, comme un oiseau de l'entre-deux. Adieu le vieux !
jamadrou
l'entre-deux, espace ou temps ? instant de l'entre-deux où l'on sait ce que l'on laisse derrière soi sans pouvoir anticiper ce qui sera? le Vieux est un Bienheureux il sait profiter de cet instant sans angoisse car lui il sait le beau qu'il va laisser derrière lui et il a su anticiper ce qui sera, il volera vers la plus belle des Agathe. Merci Adamante, ta visite a fait plaisir au Vieux
Balaline
  • 6. Balaline | 26/01/2019
Quand nous serons à la porte des nuages, recevrons - nous un accueil chaleureux, indifférent ou fermé à tous nos rêves ?
Les nuages passent, l'interrogation demeure !
jamadrou
pas de soucis Balaline tant que l'interrogation demeure c'est que tout va bien en la demeure , de meurt nous ne sommes pas prêts, près...nous aurons la réponse à l'arrivée: la surprise du cadeau. Une surprise découverte perd tout son son charme.
Marie Minoza
  • 7. Marie Minoza (site web) | 26/01/2019
J'ai beaucoup aimé l'interprétation de l'image que tu redessines avec des mots si émouvants comme dans "les dessins de Folon"...Yves Duteil l'a chanté et tu le rejoins...
Comme dans les dessins de Folon
Ceux qu'on aimait quittent la Terre
Le corps lourd et l'âme légère
Un peu plus graves à l'horizon
Dans leur pardessus de béton
Ceux qu'on aimait nagent en silence
Dans le temps sage de l'absence
Comme dans les dessins de Folon
On pourrait presque les toucher
De l'autre côté du papier
Fantômes gris des jours de peine
En long cortège de semaines
A rêver loin dans leur lumière
On pourrait presque enfin se taire
Comme dans les dessins de Folon
Il y a du rose et du vert pâle
Et des souvenirs bleu d'opale
Dans un champ vide de coton
Comme des bulles de savon
Prisonniers de la transparence
Ceux qu'on aimait doucement dansent
Comme dans les dessins de Folon
On pourrait presque s'envoler
Dans la lenteur de leur passé
Frôler d'un long battement d'ailes
L'exil sans fin qui les appelle
A rêver loin dans leur mystère
On pourrait presque enfin se perdre
Comme dans les dessins de Folon
Ceux qu'on aimait nagent à l'envers
Oiseaux de l'eau, poissons de l'air
Perdent le fil de nos saisons
Dans la brume de leur prison
Ceux qu'on aimait toujours s'effacent
Derrière les voiles de l'espace
Comme dans les dessins de Folon
Un jour on voudra leur parler
De l'autre côté du papier
On rêvera d'aubes plus pâles
D'éternité couleur d'opale
Un jour on se laissera faire
On glissera dans leur lumière
Comme dans les dessins de Folon...

Merci pour ce beau partage
jamadrou
Je ne connaissais pas (ou je l'avais oublié oubliette) cette chanson de Duteil... merci Marie en effet il dit avec ses jolis mots sa belle présence poétique ce que j'ai ressenti ici.
Marie Minoza
  • 8. Marie Minoza (site web) | 26/01/2019
Je t'ai gribouillé ces mots en réponse à ton poème:

Tu marches dans la nuit.
Tu cherches ton étoile.
L'allumeur de réverbère
Fait jaillir ses lumières.
Un petit prince est là,
Il ne vient que pour toi,
Dans les nuits tremblantes
De la fin de ta vie.
Tu transformes les ombres
En ballon de couleur.
Tu accroches ton âme
A l'essentiel du temps.
Tu t'envoles alors,
Dans des frissons d'espoir
Vers ta plus belle étoile
Comme dans les dessins
Des mondes de Folon.
jamadrou
Marie dans ton recueil de poésies j'aurais peut-être, dans un petit coin , le titre de muse-amuse....

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